Ainsi va la vie — Le combat intérieur d’un homme | Jean Genat
Un cri à genoux, regardant le ciel.
Une fatigue immense.
Le sol se dérobe, m’engloutit.
Disparition de l’être.
M’appuyer sur mon épée, sanglante.
Arracher la vie.
Champ de bataille, carnage.
Désolation.
Guerrier d’un nouveau genre, affrontant le quotidien.
Regard en arrière.
Où est le sens ?
Le quotidien comme champ de bataille. Tomber, se relever, tenir debout. Ainsi va la vie.
Un jour ici, un autre là.
Cancrelat.
Agir nuitamment comme ces maudits insectes.
Grignoter un peu d’espoir.
Noir.
Il ne faut pas en avoir peur.
C’est une couleur comme une autre.
À genoux sur mon champ de bataille.
Valse des ennuis.
De quoi te plains-tu ?
Tu ressens, tu vis.
Morigénation.
On n’est jamais mieux servi que par soi-même.
Tape le tambour.
Mes tempes me font mal.
Sale.
M’appuyer sur mon épée, comme sur une béquille.
Ainsi va la vie.
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