Un trou, un puits de lumière, moi au fond. Un rêve cauchemardesque, une réalité ?
Agenouillé. Une prière, le poids de mes fautes ?
Peut-on vivre sans erreurs ? J’ai fait ce que j’ai pu !
Ma déclaration n’ébranle nullement ces murs épais. Je ploie de toute ma misère. Y a quelqu’un !? Un écho me répond, me punit.
Un bouleversement intérieur, suffocation. Besoin d’espoir, d’horizon.
Je ne vois que des murs noirs, suintant de bien des tourments. Rançon de l’âge, prison sociétale ? Tout est possible, tout peut s’imaginer.
S’accrocher à cette lumière venue du vivant, de là-haut. Fermer les yeux, s’enivrer de sa fatigue. Un pied se raffermit, se relever, garder la tête haute. S’imprégner de cette clarté, retrouver le monde des vivants.
Faire un pas, briser ces murs, ce carcan, agrandir sa cage.
Bête sauvage.
Rugir encore un peu, jeter ses dernières forces dans ce combat qu’est la vie.